Château de Birazel producteur de vins rouge et blanc Bordeaux Sud Gironde Domaine viticole familial à Saint-Hilaire-de-la-Noaille

Pourquoi l’amphore ?

Aux yeux de nombreux visiteurs, les amphores du Château de Birazel sont les perles du chai. Aériennes, majestueuses, primitives, ces jarres en argile de 750 litres les accueillent sous une lumière douce mais spectaculaire. Leur texture mate appelle la caresse et leur forme ovoïde parfaite, dictée par le fameux nombre d’or, évoque un ventre maternel. C’est dans ce giron que se joue la métamorphose du raisin : pendant quelques jours ou plusieurs mois, le vin y grandit. Il s’y élève.

L’amphore joue un rôle capital dans la viticulture biodynamique (qui valorise la dynamique naturelle du vin), car elle permet de limiter au maximum les interventions et corrections.

Là encore, nous nous sommes fournis chez les meilleurs. Ces merveilles de savoir-faire antique et de technologie sont l’œuvre du céramiste italien TAVA, qui a su corriger les défauts potentiels de ce récipient, notamment en termes de sécurité sanitaire et d’entretien. Tava se félicite que son amphore soit aujourd’hui « le seul contenant 100% argile naturelle qui garantisse l’absence de contamination aux métaux lourds et qui n’ait aucune incidence sur le pH et l’acidité des vins. »

L’amphore joue un rôle capital dans la viticulture biodynamique (qui valorise la dynamique naturelle du vin), car elle permet de limiter au maximum les interventions et corrections. Le moût est micro-oxygéné grâce à la porosité calibrée de la terre cuite. Neutres en goût et en odeur, contrairement aux barriques de chêne, les amphores en terre cuite épurée arrondissent les tanins. Partiellement fermées, elles conservent le gaz carbonique issu de la fermentation et l’ouverture large des amphores TAVA permet la vinification intégrale.

Château de Birazel producteur de vins rouge et blanc Bordeaux Sud Gironde Domaine viticole familial à Saint-Hilaire-de-la-Noaille

Il y a 6000 ans déjà, Grecs, Romains et Gaulois utilisaient l’amphore pour conserver et transporter leur vin, mais aussi d’autres produits de base comme l’eau, l’huile ou la bière. Son histoire remonte même plus loin, puisqu’elle était employée pour la vinification six millénaires avant notre ère dans le Caucase, où elle était enterrée dans les maisons et fermée par un disque en bois ou en pierre. Pour vinifier et élever leur vin, les Romains utilisaient de grandes jarres de terre cuite d’environ 3000 litres, qui mesuraient jusqu’à deux mètres de haut et qu’ils enterraient, eux, dans les jardins des maisons. Question de climat, sans doute…
En France, comme en Italie et en Espagne, les adeptes modernes de la vinification et de l’élevage en amphore avancent aussi que le vin n’y étant contraint par aucun angle, il s’exprime plus librement. C’est en tout cas le but que nous recherchons.

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